Responsable : Michel GAUTHIER - CLERC (Voir le CV)
Les deux crises actuelles - la perte de biodiversité et l'émergence de pathogènes - sont liées par leur origine en partie commune : l'augmentation des perturbations environnementales dues aux activités humaines.
Trois quarts des maladies infectieuses humaines émergentes ont pour origine les animaux, en majorité sauvages. Les gestionnaires d’espaces naturels comme les praticiens médicaux sont eux-mêmes confrontés dans leurs activités à la recrudescence des problèmes sanitaires issus de l’environnement. Face aux défis émergents posés par ces deux crises, l'écologie de la santé et de la conservation cherche à comprendre les interactions entre santé humaine, animale et végétale, santé des écosystèmes et perturbations environnementales.
Certains parasites ou l'utilisation de certaines molécules (traitements pesticides, polluants...) peuvent fortement influer la dynamique des populations hôtes ou cibles, l'utilisation économique potentielle des zones humides (équitation, aviculture, tourisme, etc.) ou la santé humaine. Ils contribuent ainsi à une image négative des zones humides et justifient des gestions défavorables pour la biodiversité (en particulier le drainage et la destruction des zones humides). Ils font pourtant rarement l’objet d’investigations en biologie de la conservation. Les changements globaux actuels contribuent à l’émergence et à la propagation de maladies, soit directement par des épizooties et épidémies, soit par le développement de résistances aux traitements.
Concilier la conservation des zones humides avec les risques associés pour l’homme et les animaux domestiques.
Les objectifs sur le terrain :
• La conservation des espèces au statut défavorable pendant des épizooties ou des pollutions
• Comprendre l’effet des changements globaux sur les interactions entre les espèces sauvages, leur santé, et la santé publique et vétérinaire
Les études porteront principalement sur les virus Influenza A et le virus West Nile et ses vecteurs. D’autres maladies pourront être abordées, en particulier la problématique du moustique Aedes albopictus et les risques de maladies associées.
Les études porteront en premier lieu sur l’effet des PCBs sur les anguilles et l’impact de la démoustication sur les malaria aviaires.
L’objectif est de pouvoir développer une recherche sur deux maladies (Myxomatose et VHD) qui ont provoqué un écroulement des populations de lapins sur le littoral méditerranéen.