TOUR DU VALAT

Centre de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes



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Prédiction de répartition et d’effectifs

Responsable : Alain SANDOZ (Voir le CV)

La conservation des zones humides méditerranéennes passe par des modèles prévisionnels permettant de simuler des scénarii d'évolution en relation avec les changements globaux.

Les changements globaux induisent de profondes modifications de la biodiversité, de sa répartition et des interactions entre espèces. Les décades à venir connaîtront encore d’importantes modifications de l’usage des sols, de l’exploitation des espèces, du climat et plus généralement des sociétés humaines et de leur impact sur l’environnement. Ceci induira de profondes modifications de la dynamique des populations des espèces des zones humides méditerranéennes, l’émergence de pathogènes ou des interactions entre espèces locales et allochtones.

Mais le développement d’outils de prédiction et de simulation de propagation de crise est un besoin encore très mal couvert.

 

L'OBJECTIF PRINCIPAL est de comprendre les interactions entre paysage, biodiversité, espèces animales et santé sous l'effet des changements globaux et de prédire à des échelles de temps de 5, 10, 25 ou 50 ans, des modifications de la biodiversité des zones humides méditerranéennes (répartition, effectifs…).

Ce projet utilisera les données et les approches des trois autres projets du département pour élaborer des scénarios prédictifs concernant des espèces ou des communautés d’espèces en fonction de l’évolution des paysages, du climat, de l’exploitation et des pratiques de gestion.


Au sommaire :


Activités :

  • Prédiction de la répartition et des effectifs d’espèces en fonction des paysages, des habitats et des ressources alimentaires

Les principales espèces concernées seront celles faisant l’objet de suivis à long terme de leurs effectifs, répartitions : canards, flamants, laridés, hérons, limicoles. Une thèse sur les conséquences de la reconversion des salins pour les populations de flamants roses a débuté à l’automne 2010 en se basant sur des modèles énergétiques.

 
  • Prédiction d’effectifs d’espèces en fonction de leur exploitation

Cela concernera principalement les poissons : anguille (réapprovisionnement du peuplement de civelles), truite marbrée (gestion des associations de pêche à la ligne) et silure. Concernant ce dernier, il s’agira de modéliser la dynamique des populations depuis son introduction, son développement puis son éradication, et de prédire ainsi la baisse des effectifs en fonction de l’effort de pêche et des proies disponibles, et de prédire la dynamique de restauration des proies du silure (dont les anguilles).

 
  • Prédiction d'émergences d'épizooties

Les modèles développés porteront sur des virus et leurs vecteurs déjà étudiés en Camargue, le virus West Nile et les vecteurs Culex sp, et les virus Influenza A, en fonction des variables environnementales (habitats, fragmentation, salinité, etc.) et des hôtes.

 
  • Prédiction de la répartition d’espèces en fonction de variables climatiques (locales et globales)

Cette thématique a déjà été initiée depuis 2009 par une thèse sur la production d’Aedes caspius en fonction des variables climatiques. Ce travail a permis de travailler sur des scénarios climatiques pour l’ensemble du bassin méditerranéen. Une autre thèse est en cours depuis 2010 avec le MNHN utilisant les modèles de niches climatiques pour la prédiction de la répartition de pathogènes.
Ces deux approches seront appliquées à d’autres espèces. Les modèles de fonctionnement habitats/changements globaux devront identifier la part de l’action anthropique directe et la part liée au changement climatique.


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