Responsable : François MESLEARD (Voir le CV)
Equipe :
Patrick Grillas, Marta Siliato, Aline Waterkeyn, Loïc Willm, Nicole Yavercovski
Les gradients d’habitats et leur hétérogénéité sont les principaux facteurs environnementaux déterminant la coexistence des espèces. Le maintien de la biodiversité dépend du niveau de productivité du milieu, du niveau de perturbation par des facteurs naturels et anthropiques et de l’intensité des mécanismes de compétition.
Les trajectoires de succession dépendent notamment de la composition initiale de la disponibilité en propagules et de l’effet des interactions biotiques internes aux communautés. Les dynamiques de structuration dépendent du mode de gestion (eau, herbivorie, coupe,…) et de l’occurrence d’événements stochastiques tels que la variabilité climatique. Elles sont également fortement orientées par le rôle prédominant de certaines espèces structurantes, fortement compétitives notamment grâce à leurs stratégies de colonisation ou de préemption de l’espace (clonalité, rejets,…). Cette présence d’espèces fortement compétitives peut représenter une menace importante dans le parcours des zones humides avec des implications qui touchent à la fois la valeur économique (pastoralisme) et la biodiversité.
En raison des capacités préemptives de certaines espèces et/ou de leur capacité colonisatrice, la structure de la communauté peut dépendre principalement de la première espèce installée. Evaluer la place de la stochasticité dans les mécanismes d’installation et déterminer les facteurs permettant de favoriser ou limiter l’installation de certaines espèces sont des éléments essentiels pour pouvoir contrôler la nature et la dynamique des communautés.
Les principaux objectifs du projet sont :
Ce projet comporte 4 volets
Les moteurs de l'hétérogénéité : intensité d’utilisation et variabilité climatiques
Développé pour partie dans le cadre de l’appel d’offres ANR Écologie pour la Gestion des Ecosystèmes (DIVHERBE) et de leurs ressources, ce volet concerne les pelouses xéro-halophyles et les sansouires. Ce volet vise en particulier à évaluer dans quelles conditions l’herbivorie et la variabilité climatique sont les moteurs essentiels de la structure des communautés (richesse, dominance, eveness). Cette étude s’appuie sur des expérimentations mises en place sur le domaine de la Tour du Valat en 2001 et portant sur :
Le contrôle des refus en zone de parcours
Ce volet développé en partenariat avec le PNR de Camargue est financé par la Région PACA. Il s’agit en s’appuyant sur une large participation des éleveurs et propriétaires locaux :
L’objectif final est de produire un guide à l’usage des éleveurs et des gestionnaires sur les moyens de contrôler ces espèces et d’éviter leur colonisation de parcours.
Le rôle de la gestion et des événements extrêmes sur la structuration de la végétation
Cette étude est développée dans le cadre du financement ANR-IFB Biodiversité "Activités humaines, dynamique et gestion de la BIodiversité en milieu MEditerranéen (ABIME)" en partenariat avec le CEFE-CNRS. Il s’agit en ré-analysant les données collectées au cours des deux dernières décennies sur les mares temporaires, les pelouses et les sansouires et en intégrant les suivis ou expérimentations en cours, de déterminer le poids des stress hydrologique et salin et de l’herbivorie sur les espèces dominantes ainsi que les seuils de tolérance de celles-ci.
Les dynamiques de colonisation des mares temporaires par les invertébrés et la flore.
Ce volet, développé dans le cadre d’une thèse financée par l’université de Louvain est basée sur deux expérimentations: