Responsable : Damien COHEZ (Voir le CV)
Equipe :
Nicolas Beck, Philippe Bouzige, Frédéric Castellani, Dimitri Gleize, Ludovic Michel, Anthony Olivier, Olivier Pineau, Marc Thibault
Le domaine est un outil privilégié pour tester, comprendre et montrer des pratiques favorables à la conservation des zones humides méditerranéennes.
Les objectifs pour le domaine sont les suivants :
La gestion du domaine de la Tour du Valat est régie par un plan quinquennal. Aujourd’hui, le troisième plan de gestion touche à sa fin. Il s’agit de :
Avant d’élaborer le plan de gestion 2006-2010, nous avons effectué une évaluation du plan de gestion 2001-2005, se basant sur la méthodologie mise en place par les Réserves Naturelles de France (RNF).
Afin de réaliser le nouveau plan de gestion, deux comités ont été mis en place :
En fonction de la définition des objectifs du plan de gestion de nombreux suivis sont effectués sur le domaine : dénombrement mensuel des oiseaux d’eau, marquage des sangliers, comptage des lapins, suivi de l’occupation des nichoirs à chauves-souris, mesure du niveau d’eau des marais, suivi de la répartition de la Diane (Zerynthia polyxena), STOC EPS (Suivi Temporel des Oiseaux Communs par Echantillonnages Ponctuels Simples), dénombrement des hérons nicheurs, …
Une base de données spatialisée, Salicornia, a été développée. Plusieurs suivis réalisés sur le domaine (niveaux d’eau, rézo du rozo, dénombrement des oiseaux d’eau, …) sont intégrés dans cette base, qui présente trois interfaces : une interface « consultation » pour les différentes personnes de la Tour du Valat, une interface « saisie » pour les techniciens et une interface « administration » pour le gestionnaire du domaine.
La mise à jour d’une étude relative à la répartition de deux espèces de forte valeur patrimoniale (le Campagnol amphibie Arvicola sapidus et la Cordulie à corps fins Oxygastra curtisii) a été entreprise au printemps. Le Campagnol amphibie, dont les rares données obtenues jusqu’à ce jour provenaient essentiellement de l’analyse des pelotes de rejections de rapaces nocturnes, a été trouvé sur trois sites du domaine. L’espèce est donc encore présente mais sa répartition est très fragmentaire et les populations ne semblent guère importantes. La Cordulie à corps fin (espèce en Annexe II de la Directive habitat et sur la liste rouge UICN) a été trouvée sur plusieurs fossés du domaine mais les seules preuves de reproduction sont localisées sur un seul canal de drainage.