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Nos engagements et les résultats obtenus au cours de ces dernières décennies montrent bien qu'il n'y a nullement incompatibilité entre la conservation de la nature et le développement. |
Il peut impliquer l'abandon de pratiques anciennes au profit de la mise en place de nouveaux usages.
La Tour du Valat a contribué à préserver des espèces et des écosystèmes, que ce soit en Camargue ou tout autour de la Méditerranée.
Cela ne nous a pas empêchés pour autant de rendre des services aux utilisateurs.
Ainsi le travail que nous avons mené dans le cadre des mesures agri-environnementales a contribué à ouvrir de nouvelles perspectives aux agriculteurs.
C'est avec les riziculteurs, en particulier, que nous avons exploré des modes de cultures alternatives qui présentent l'avantage d'être plus durables.
Notre participation aux réseaux internationaux d'études des oiseaux d'eau a contribué à une meilleure connaissance de l'état des populations pour une gestion raisonnée de leurs effectifs. Les chasseurs comptent parmi les principaux bénéficiaires de ces développements.
Les études entreprises par la Tour du Valat sur les cycles de vie des poissons, contribuent à une meilleure gestion des eaux douces, favorables aux pêcheurs et également au bon fonctionnement des écosystèmes.
Le cas des lacs de Prespa en Grèce en est une illustration. Les possibilités d'ouverture des zones humides au public telles que nous les avons initiées aux Marais du Vigueirat ou aux Marais du Verdier en Camargue sont également susceptibles de participer à la prospérité des habitants de ces sites pour autant que ces aménagements soient compatibles avec le bon fonctionnement des écosystèmes.
Ces exemples auxquels pourraient s'en ajouter bien d'autres, montrent le potentiel de synergie qu'offre la collaboration entre chercheurs et utilisateurs des zones humides.
Ce potentiel est aujourd'hui encore peu reconnu par les utilisateurs, malgré les contacts multiples initiés par la Tour du Valat avec des groupements professionnels, les collectivités locales et les services de l'Etat. Il est désormais un des axes importants de notre travail.
Luc Hoffmann
En 1947, Luc Hoffmann, Docteur en biologie, acquiert le domaine de la Tour du Valat. Passionné de la nature, il se consacre à l’étude des oiseaux d’eau et du fonctionnement des écosystèmes.
En 1954, il crée la Station biologique de la Tour du Valat.
En 1961, il participe à la création de WWF International dont il sera Vice-président jusqu’en 1988.
De 1962 à 1969, il est Directeur de Wetlands International.
De 1966 à 1969 il est Vice-président de l’UICN (Union Mondiale pour la Nature).
En 1985, il crée la Fondation Internationale du Banc d’Arguin (Afrique de l’ouest).
En 1990, il est Président-fondateur de la Société pour la Protection de Prespa (Grèce).