Actu 1 : La Tour du Valat présente à la COP21

Du 30 novembre au 11 décembre 2015 s'est tenue au Bourget à proximité de Paris la 21ème conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, ou COP21. L'enjeu en était essentiel puisqu'il s'agissait d'y donner une suite au protocole de Kyoto de 1997 qui, pour la première fois, avait fixé aux pays membres des objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.

Alors que les zones humides sont directement menacées par les changements climatiques déjà observés, elles apparaissent également comme une solution aux impacts qu'auront à subir les écosystèmes et les communautés humaines, notamment dans les zones littorales.

C'est à ce titre que la Tour du Valat était présente à la COP21 et a participé à plusieurs événements au sein du pavillon « Solutions nature », en partenariat avec l'UICN et divers acteurs de la conservation en France, et en particulier des zones humides : MedWet, l'association Ramsar France, l’Onema et les Pôles-relais zones humides.

Le 7 décembre, c'est tout d'abord Coralie Beltrame, chef de projet à l'Observatoire des zones humides méditerranéennes (OZHM), qui a présenté une conférence intitulée "Les zones humides, une solution face au changement climatique", dans le cadre du projet Med-ESCWET mené en partenariat avec le Plan Bleu (plus d'infos).

Le lac et les tourbières de Yenicaga (Turquie), un site-pilote du projet Med-ESCWET (© C. Dubreuil / Plan Bleu)

Le 9 décembre, Jean Jalbert, directeur de la Tour du Valat, est également intervenu sur le thème « Les zones humides, amortisseurs climatiques ; des solutions pour demain ». Il a présenté à cette occasion une synthèse cartographique des impacts du changement climatique sur la biodiversité des zones humides méditerranéennes réalisée par l'OZHM (plus d'infos).

Carte de répartition des 289 espèces de zones humides en voie d’extinction et menacées par le changement climatique dans les pays méditerranéens, réalisée par la Tour du Valat (© Tour du Valat)

Enfin la Tour du Valat, en tant que structure coordinatrice du Pôle-relais lagunes méditerranéennes, a participé à la valorisation du prix "Pôle-relais lagunes 2015" récompensant cette année une initiative innovante en matière d'adaptation aux changements climatiques sur les espaces lagunaires. Parmi les 8 projets soumis, le lauréat est le site des étangs et marais des salins de Camargue. Ce site de 6500 hectares, désormais propriété du Conservatoire du littoral, fait en effet l'objet d'un ambitieux projet mené conjointement par le PNR de Camargue, la Tour du Valat et la Société Nationale de Protection de la Nature, visant à favoriser sa renaturalisation après plusieurs décennies d'exploitation salicole. (plus d'infos ici et page Facebook du projet).

Dans ce cadre une présentation de la gestion du site a été effectuée par Gaël Hemery (PNR de Camargue) et Alain Brondeau (Conservatoire du Littoral) le 9 décembre sur le pavillon Solutions Nature au Bourget  ; puis un déjeuner a rassemblé le 10 décembre au Grand Palais les représentants des partenaires de la gestion de ce site emblématique : Odile Gauthier, Directrice du Conservatoire du Littoral, Jérôme Bignon, Sénateur et Président de Ramsar France, Jean-Louis Joseph, Président de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux, Pierre Weick, Directeur de la FPNR, Régis Vianet, Directeur du PNR de Camargue, François Moutou, Vice-Président de la Société Nationale de Protection de la Nature, et Jean Jalbert, Directeur de la Tour du Valat. À la suite, la Tour du Valat a participé à la présentation de la gestion adaptative des étangs et marais des salins de Camargue par Régis Vianet, directeur du Parc naturel régional de Camargue, dans le cadre des « 51 initiatives pour le climat » conduites par les PNR.

Les participants au repas de présentation du projet des étangs et marais des salins de Camargue, le 10 décembre 2015 au Grand Palais à Paris

Autant d'événements qui ont permis à la Tour du Valat, riche de ses 60 années d'expertise sur la gestion et la conservation des zones humides méditerranéennes, de participer à la prise en compte de ces écosystèmes essentiels dans le cadre de la COP21 et d’accompagner la nécessaire adaptation aux changements climatiques.